C'est à l'angle du boulevard Queen Sud et de la rue de l'Esplanade que Sherbrooke, Cité des Rivières et la ville de Sherbrooke ont souligné, le mercredi 22 juin 2005, la fin des travaux de reconstruction de l'ancienne balustrade, qui a été entièrement remodelée, donnant ainsi un nouveau coup d'œil à cette structure à caractères historique.
Les travaux de réfection de la balustrade ont débuté en avril 2006 et ont été complétés en juin de la même année. Le démontage de l'ancienne balustrade et l'installation de la nouvelle structure ont permis à Sherbrooke, Cité des rivières et à la ville de Sherbrooke de promouvoir davantage la promenade du Lac-des-Nations à titre de destination par excellence pour les Sherbrookois et les touristes. L'objectif de ces travaux a été de conserver le cachet antique de la balustrade et de mettre en valeur la promenade du Lac-des-Nations pour que le sentier multifonctionnel de la berge nord soit plus sécuritaire.
Sherbrooke conserve son riche patrimoine
C'est en 1934 qu'est envisagé le projet de construire une balustrade le long du lac, appelé dès 1967 le lac des Nations. Ce projet a fait partie des travaux entrepris par la Ville de Sherbrooke durant la Crise économique. Autrefois, la promenade de la rue de l'Esplanade a été occupée par la Sherbrooke Ice, une compagnie de coupe de glace qui utilisait l'eau gelée de la rivière Magog.
Le projet consistait alors à niveler la Rive-Nord de la rivière Magog à partir des premières maisons de la rue de l'Esplanade jusqu'au pont de chemin de fer du Canadien Pacifique en raison de plusieurs noyades qui s'y étaient produites auparavant. La construction de cette longue terrasse s'étendra jusqu'à une longueur d'un demi-mille.
La balustrade qui longe la rue Esplanade a été dessinée par le bureau de l'architecte en chef du gouvernement fédéral ou celui du gouvernement provincial. Ces bureaux ont un modèle uniforme pour ce genre de construction, quelle que soit la municipalité qui a décidé de construire une balustrade sur son territoire. Dans le cas de Sherbrooke, le modèle choisi est une balustrade aux piliers galbés.
C'est dans l'esprit de conserver la richesse de notre patrimoine culturel et historique que Mme Lucie Larkin et Mme Guylaine Dubé, des citoyennes de la ville de Sherbrooke, ont participé activement aux consultations publiques afin de permettre la restauration de la balustrade. Par leur dynamique implication, elles ont ainsi permis d'assurer la longévité de la balustrade représentant une partie de l'histoire de la ville de Sherbrooke; une image d'authenticité de la vitalité sherbrookoise.
Durant la crise économique des années 1930, une entente tripartite existe entre les gouvernements fédéral, provincial et municipal qui partagent les coûts de travaux visant à employer les chômeurs. Chaque palier de gouvernement paie le tiers des coûts. Les chômeurs sont engagés à la journée pour divers travaux de voirie. C'est ainsi qu'à Sherbrooke, les chômeurs ont élevé des murs de maçonnerie (rue Wellington Sud, rue Portland, entre autres). En 1934-1935, la balustrade devint un des lieux de promenade les plus populaires de la ville.
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