Au cours de l'été 2005 Sherbrooke, Cité des rivières et la Ville de Sherbrooke ont procédé à l'exécution des travaux de construction de la passerelle des Draveurs. L'accomplissement de cette infrastructure boucle ainsi le parcours de 3,5 km de la promenade du Lac-des-Nations, rehaussant la beauté et la sécurité de ce site exceptionnel situé en plein cœur de la ville. Sherbrooke, Cité des rivières a procédé à l'inauguration de la passerelle des Draveurs le jeudi 9 septembre 2005, en compagnie de plusieurs dignitaires, afin de souligner son ouverture officielle.
Les travaux d'érection de la passerelle des Draveurs ont débutés au mois de mars 2005 et se sont complétés en septembre 2005. Cette nouvelle structure permet à Sherbrooke, Cité des rivières et à la Ville de Sherbrooke de promouvoir davantage la promenade du Lac-des-Nations à titre de destination par excellence pour les Sherbrookois et ainsi que pour les touristes. L'objectif de ces travaux était de boucler le parcours de 3,5 Km pour que le sentier, reliant la berge nord à la berge sud, soit plus sécuritaire, et ce, tout en conservant la beauté du cachet de la promenade du Lac-des-Nations.
Caractéristiques de la passerelle des Draveurs :
- Longueur : 166 mètres
- Largeur : 4013 mm
- Hauteur par rapport à l'eau du dessus de la dalle : 1.60 mètre±
Matériaux utilisés :
- Pieux en acier et béton de 762 mm et 914 mm de diamètre forés au roc
- Dalles préfabriquées en béton précontraint
- Structure du gazebo en acier et béton
- Poids de la structure : Tablier, environ 500 tonnes
- Longueur maximale des pieux : 16.6 mètres
- Profondeur maximale de l'eau : 7.5 mètres
- Hauteur de la girouette : 1.05 mètre
Le toponyme, passerelle des Draveurs, a été attribué en raison de l'utilisation de cette partie du lac des Nations pour le flottage du bois entre les années 1830 et 1910. « Au XIXe siècle, les rivières Cherry et Magog sont utilisées pour la flottaison du bois coupé au Mont Orford. Chaque année depuis 1859, un radeau chargé de billots est conduit par les draveurs le long des rivières aux Cerises et Magog jusqu'au lac des Nations actuel. Le bois est alors débité, scié et expédié par le chemin de fer du Grand-Tronc à Portland, puis vers les Antilles. Cette pratique disparaît entre 1905 et 1910. Un vestige en subsiste cependant jusqu'aujourd'hui, soit le dispositif de retenue que l'on peut apercevoir à la surface du lac des Nations, le long du côté sud du pont Montcalm, destiné autrefois à empêcher les billots à se rendre dans la gorge de la Magog », souligne Gérard Côté membre du comité de toponymie de la Ville de Sherbrooke.
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